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Carlos Zalduendo, vous souvenez-vous ?

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Aux côtés de Ian Lenagan, le Président de Wigan. Photo Dominique Viet

Sélectionné à 23 reprises en équipe de France aux postes de deuxième ligne et de pilier, entre 1971 et 1982, Carlos Zalduendo a d’abord été joueur à Toulouse, Saint-Gaudens et Villeneuve-sur-Lot, avant de présider le TO. En cas d’élection au Comité Directeur de la FFR XIII, le 17 novembre prochain, l’ancien policier toulousain, qui brigue la succession de Nicolas Larrat à la présidence du mouvement treiziste français, cèdera le rôle qu’il occupe avec réussite à la tête du club haut-garonnais depuis 18 ans. On a demandé à cette figure marquante du rugby à XIII français de se souvenir…

Vous souvenez-vous de votre premier match en Elite ?
“C’était au Stadium, contre Avignon. J’avais 18 ans, et comme titulaire je remplaçais Jean-Louis Laurençon. Sur l’engagement, je perce sur une trentaine de mètres. Nous avons remporté ce match, je n’ai pas disputé le suivant, à la troisième journée je suis de nouveau retenu, et je n’ai plus quitté l’équipe, ensuite.”

De votre premier match en équipe de France ?
“A Toulouse, en 1971 (ndlr : le 28 novembre), face à la Nouvelle-Zélande. J’étais titulaire au poste de pilier, face à Henry Tatana, un joueur réputé, et nous avons fait match nul 3 à 3 (ndlr : essai de Michel Moliner pour la France). Nous avions perdu les deux premiers tests face aux Kiwis. J’étais blessé à une épaule, et le kiné Pierre Estirac me l’avait badigeonné de Dolpic.”

De votre plus grave blessure ?
“Un nez éclaté à Carcassonne, suite au double plaquage de José Moya et Guy Garcia, mais la plus longue à guérir avait été, au départ, la plus anodine. Touché au ménisque externe, je m’étais ensuite mal soigné, forçant éxagérément sur la rééducation musculaire, et je suis resté un an sans joué, privé de la tournée de 1977 avec le XIII de France.”

De votre plus grande joie, sur un terrain ?
“La victoire 11 à 10 sur l’Australie, à Toulouse, lors du deuxième test, en 1978.”

De votre plus grosse déception ?
“La finale de 1981, avec Villeneuve-sur-Lot. C’était terrible de quitter définitivement le terrain sans avoir réellement joué.”

De votre dernière grande satisfaction comme président du TO ?
“Plus que le titre obtenu en 2000, le fait d’avoir participé à la création du centre de formation, et de voir le club compter aujourd’hui 300 licenciés. Sa pérénnisation est assurée.”

Du meilleur ancien joueur que vous avez fréquenté au TO ?
“Georges Aillères.”

De votre dernière grande émotion comme spectateur d’un match ?
“Le dernier des Dragons en 2012 au stade Brutus, en play-off contre Leeds. C’était un super spectacle n’ayant pas couronné de succès les efforts déployés par les Catalans, et j’étais partagé entre la déception de ne pas les avoir vu gagner, et la satisfaction de constater qu’ils avaient eu les moyens d’y parvenir.”

De la dernière fois où vous avez été en désaccord avec Gilles Dumas ?
“En règle générale, je suis d’accord sur sa façon d’appréhender les choses, d’autant qu’il communique sur ce qu’il fait, et agit davantage avec la philosophie d’un manager général plus qu’avec celle d’un entraîneur. Il sait prendre en compte le contexte général de la situation.”

Et avec Bernard Guasch ?
“Nous sommes d’accord sur beaucoup de points, et je ne vois rien qui me vienne à l’esprit.”

Avec Nicolas Larrat ?
“Lorsqu’il a souhaité que nous intégrions le Championship, et qu’il nous a fallu prêter des joueurs à Saint-Gaudens pendant deux saisons, en compensation du fait que nous n’engagions pas d’équipe en Elite. Nous avions les inconvénients du Championship mais pas les avantages de la Super League.”

Et avec Jean-Paul Ferré ?
“Cela n’avait rien de personnel, mais je m’opposais à sa politique en général, c’est pourquoi je me suis présenté à deux reprises contre lui, lors d’élections fédérales.”

De votre dernier rêve ?
“C’est tout bête, mais j’avais cassé un montant de mes lunettes, et j’en étais fort embarrassé.”

De votre dernier cauchemar ?
“J’ai la chance de bien dormir.”

De votre dernière ballade en montagne ?
“Voici un peu plus de trois semaines, avec mon épouse, au col du Chioula, non loin de notre résidence secondaire. C’est un endroit parfait pour me vider l’esprit.”

De votre dernier bon repas au restaurant ?
“Aux Jardins de l’Opéra, à Toulouse, chez Stéphane Tournié, un ami, et un partenaire du TO.”

De votre dernier fou-rire, enfin ?
“Devant l’émission “Les enfants de la télé”. C’est parti d’un coup, et il m’était impossible d’arrêter.”

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