Si la France a raté la marche de la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde, les aspects positifs ont été nombreux, durant un mois, selon l’entraîneur Aurélien Cologni. Il donne ici un aperçu de son ressenti, et évoque les performances de quelques-uns des Bleus.

L’OBJECTIF
“Il n’est pas atteint puisque nous ne nous sommes pas qualifiés pour les quarts, mais nous avons abordé la compétition avec un triple handicap : les absences de joueurs cadres, la difficulté d’assembler, notamment en terme de condition physique (entre ceux qui venaient de terminer leur championnat et ceux qui étaient restés plusieurs mois sans jouer), le groupe le plus atypique de toutes les nations participantes, comprenant des joueurs des Dragons, d’autres clubs de Super League ou de Championship, et d’Elite”.

L’ETAT D’ESPRIT
“Lors de notre prise de fonctions, voici un an, nous souhaitions redonner de la fierté au XIII de France. Que si celui-ci devait tomber, que ce soit les armes à la main, que nous n’accepterions plus d’être surdominés, en match. Et ce message est passé. Nous avons certes rencontré deux problèmes de comportement, mis ce groupe est sain, très pro dans son attitude, à l’image des joueurs toulousains que nous découvrions. Il y a eu adhésion de sa part à ce qu’on lui demandait”.

VIE DU STAFF
“Une force nous lie les uns et les autres, et les joueurs l’ont ressenti. C’était la première fois que nous travaillions ensemble sur le long terme, avec ceux chargés de la technique, de la préparation physique, du médical, de l’intendance, et nous avons trouvé notre équilibre. Grâce à cela, nous serons meilleurs à l’avenir”.

L’ARRIERE ET LES AILIERS
“Pas un des joueurs présents n’a pas répondu à notre attente, même si tous n’ont pas évolué au même niveau. Nous avions notamment des carences au niveau du “back three”, or l’association entre Mark Kheirallah, Ilias Bergal et Fouad Yaha, a été exceptionnelle. Solides, sûrs, ils ont donné de la confiance à leurs coéquipiers, et leur marge de progression est encore importante. Ilias Bergal, par exemple, a supporté la pression du premier match, puis de la totalité de la Coupe du monde, alors qu’il était l’invité de la dernière heure”.

AU CENTRE
“Bastien Ader est un joueur athlétique, qui a besoin de davantage de confiance en lui. Nous nous sommes aperçus qu’il était plus dangereux à droite, au plan offensif, qu’à gauche”.

A LA CHARNIERE
“Nous en avons utilisé sciemment trois différentes, d’où un manque de stabilité. Mais nous étions aussi dans l’optique de 2021, et des associations se sont détachées plus que d’autres, ce qui est intéressant pour la suite car nous serons amenés à former des duos différents en fonction des nations que nous affronterons”.

DANS LE PACK
“Ben Garcia ne déçoit jamais. Il est toujours à la disposition du collectif, et donne à chaque fois le maximum de ses possibilités. C’est un authentique leader, qui dégage de la sérénité. Il a confiance en ce quil fait. Difficile à contenir pour l’adversaire, en raison de la qualité de ses courses, il est évidemment un élément essentiel du pack.
Maxime Herold a perdu du temps, au cours de sa carrière, mais à 28 ans, à l’image de Guillaume Bonnet, qui n’a pu participer en raison de sa blessure contre la Jamaïque, il fait toujours partie du futur de l’équipe de France. Maxime sort enrichi de cette expérience du haut niveau. Il a dégagé de la puissance, de l’énergie, alors qu’il était en manque de rythme”