Seul rescapé, avec Jason Baitieri et William Barthau, du dernier duel sur le sol irlandais entre les Wolfhounds et les Français, le 18 octobre 2014 à Dublin (victoire de l’Irlande 22-12), Théo Fages est mieux placé que quiconque

Crédit Bernard Rieu

pour exprimer sa méfiance, à quatre jours d’un match qui a tout du piège.

Le demi tricolore, qui a rayonné samedi dernier sur la pelouse de Domec, face à des Gallois il est vrai moins bien armés, sur le papier, que l’Irlande, avait inscrit un essai l’année suivante lors de la victoire de la France sur ce même adversaire, à Albi (31-14).

Une rencontre à laquelle avaient également participé Morgan Escaré, Tony Gigot, Benjamin Jullien, les trois autres rescapés parmi les 21 présélectionnés (Rhys Curran, malade, était absent, ce mardi) pour le match de samedi.

“Petit poney” a répondu à nos questions, à Port-Barcarès, avant une séance matinale de muscu et lutte, suivie d’un entraînement  sur le terrain, dédié à l’offensive, un repas en commun à l’hôtel des Bleus, et une récupération à l’espace de remise en forme aquatique de Saleilles, à proximité de Perpignan.

Quel sentiment a éprouvé Pascal, ton père, lors de la remise des maillots à Canet-plage, samedi dernier ?

Il a été d’autant plus touché qu’il ne s’y attendait pas, et Jacques Jorda en a profité pour rappeler qu’il l’avait eu sous sa coupe en équipe de France (ndlr : première cape à l’âge de 19 ans, à Christchurch, contre la Nouvelle-Zélande, au poste d’arrière).

Comment s’est passée ton entente avec Lucas Albert, samedi face aux Gallois, par rapport à votre première association, contre l’Angleterre, lors de la Coupe du monde 2017 ?

C’était mieux, car même s’il a peu joué en Super League cette année, il a néanmoins emmagasiné , depuis l’automne 2017, de la nécessaire expérience. Et plus nous jouerons côte à côte, et plus nous serons efficaces.

Es-tu satisfait de la façon dont vous vous êtes répartis la tâche, à Carcassonne ?

D’une manière générale, on a vu de belles choses de la part de l’équipe de France. Sinon, avec Lucas, nous occupons chacun côté du terrain, et il n’y en a pas un qui soit plus au ballon que l’autre. Et, selon les circonstances durant le match, l’un parlait plus que l’autre.

Quel genre de joueur est James Bentley, ton coéquipier à St Helens, qui sera ton adversaire, samedi à Dublin ?

Il a disputé plusieurs matchs amicaux, en début de saison, avant d’être prêté à Sheffield. Mais je le connais bien car il s’est entraîné tout au long de l’année avec nous. Il est jeune (ndlr : 22 ans depuis le 19 octobre), et joue deuxième ligne. Petit pour son poste, il possède de bonnes lignes en attaque, est rapide et agile.

Le joueur le plus en vue, en face, sera Liam Finn…

Oui, il fait jouer l’équipe d’Irlande depuis de nombreuses années déjà (ndlr : première sélection en 2007), mais il prend de l’âge (ndlr : il aura 35 ans ce mercredi) et a donc moins de jambes qu’avant.

Vous affronterez en tout cas un rival plus huppé que le Pays de Galles…

Plusieurs autres joueurs de Super League figurent en effet au sein de la sélection, comme le jeune pilier de Wakefield, George King, l’arrière Scott Grix, ou l’avant de Salford, Tyrone McCarthy, très expérimenté, et il nous faudra tenter de stopper tous ces cadres.

Aborderez-vous ce deuxième match de Championnat d’Europe avec confiance ?

Nous sommes confiants, mais en même temps prudents. Je n’oublie pas que nous avions perdu à Dublin, voici quatre ans, et nous devrons éviter de commettre les mêmes erreurs.

Les 20 joueurs suivants étaient présents, ce mardi à Port-Barcarès :

Stan Robin, Valentin Yesa, Gavin Marguerite, Paul Marcon, Bastien Ader, Anthony Marion, Romain Navarrete, Morgan Escaré, Hakim Miloudi, Thibaud Margalet, Benjamin Jullien, Mickaël Goudemand, Tony Gigot, Théo Fages, Alrix Da Costa, Lambert Belmas, William Barthau, Jason Baitieri, Lucas Albert, Bastien Canet.