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Eric Vergniol : “Je ne regrette rien”

Il a appartenu à la catégorie des joyaux treizistes passés, entre la fin des années quatre-vingt et le début des années quatre-vingt dix, chez les cousins du rugby à XV, les Yacine Dekkiche, Pascal Bomati, Nicolas Couttet, Manu Cassin, Laurent Ferrères…

Et il est le seul à en être revenu, après une saison à Marmande et six autres belles années à l’US Dax. A 28 ans, heureusement, Eric Vergniol, savant alliage de muscles et de souplesse, à la fois appliqué et véloce, fit dès lors les beaux jours de Tonneins, à nouveau du XIII de France, et du Paris Saint-Germain Rugby League.

Exemple de longévité, à l’instar de ses frères Alain, qui à 48 ans n’a toujours pas remisé ses crampons au service du Mas d’Agenais, réserve de Tonneins, et Daniel, Eric a dit stop l’année de ses 40 ans, pour cinq années plus tard endosser, passion intacte, l’habit de dirigeant.

La sagesse prévaut

Eric et Tom, lorsque celui-ci était encore minime.

Vice-président en 2015 – 2016, président cette saison, Eric ne rechigne surtout pas à la tâche. “Jusqu’à la saison passée, j’étais plutôt en charge du secteur sportif, et j’ai découvert depuis, que le poste de président exige beaucoup de sacrifices”, explique celui qui, en compagnie de Colette Tignères et Florent Tost, oeuvre au sein de la Commission des Jeunes du Comité Directeur de la FFR XIII.

“C’est donc plus de travail encore, mais je ne regrette surtout rien”, poursuit le leader de Tonneins XIII, dont l’équipe fanion a chuté le week-end dernier devant Pujols, en demi-finale du championnat de France de DN1.

Ce qui ne remet nullement en question le labeur effectué par un club doté de 140 licenciés, et possédant toutes les catégories d’âge, mais dont le président, préfère la sagesse à l’aventure.

“Lorsque nous sommes arrivés aux affaires, il nous a fallu combler un déficit appartenant désormais au passé, les finances étant en passe d’être remises à flots, mais Tonneins XIII n’est pas encore apte à s’engager en Elite 2, dès lors que plusieurs joueurs, atteints par la limite d’âge, mettent un terme à leur carrière, et que le gros de l’effectif actuel est très jeune, donc trop tendre pour viser plus haut”, explique Eric.

“L’exemple fourni par La Réole ne nous incite pas à franchir le pas, nous en reparlerons à la fin de la prochaine saison”, indique l’un des centres les plus doués de sa génération, ayant fait ses premiers pas à Clairac XIII, avant de jouer quatre saisons durant à Villeneuve-sur-Lot, et d’affronter tour à tour, sous le maillot tricolore, les Gallois à Carcassonne, les Lions britanniques à Wigan et Avignon, et, on l’a vu, faire le choix du professionnalisme à l’âge de 21 ans.

Partisan du rugby à 9

Reste que les Bleus n’avaient pas oublié cet attaquant habile et perforant, qui de 1996 à 1998, devenu dans le jeu ingénieur art et métier, affronta avec bonheur le Pays de Galles, l’Irlande à deux reprises, l’Afrique du Sud et l’Ecosse.

Mais c’est surtout d’avenir qu’avec lui il est désormais question : “Nous avons un virage à prendre, pour espérer augmenter le nombre de pratiquants. Chez les jeunes, la compétition sera réservée aux cadets, dans les catégories d’âge en dessous il est essentiel de privilégier le développement. Car on s’est aperçu que dans les clubs on ne laissait pas suffisamment leur chance à certains, chez les minimes notamment. Et sans doute, également, la mise en place dès la rentrée sportive prochaine du rugby à 9, générera-t-elle la création de nouveaux clubs”.

Un autre rugby dont cet artisan spécialisé dans le photovoltaïque est un chaud partisan. “Comme joueur, j’ai eu le bonheur de disputer un tournoi de 9 en Australie, et jamais encore je ne m’étais autant régalé.”

Le meilleur selon Eric

On a demandé au père de Tom, 15 ans, demi d’ouverture à Tonneins XIII, oncle de Benjamin (fils d’Alain, ailier des Dragons U23) et de Lucas (fils de Daniel, trois-quart des Dragons U19), de se souvenir de ce qu’il avait trouvé de meilleur, durant sa carrière de joueur.

Le meilleur centre français de votre époque ?

“Guy Delaunay. David Fraisse était également très doué, mais je le trouvais plus performant au poste d’arrière.”

Le meilleur joueur du Paris SG ?

“Fabien Devecchi derrière, Vincent Wulf devant.”

Le meilleur joueur tout court ?

“Le petit ailier britannique Jason Robinson.”

Le meilleur dirigeant ?

“Le président de Villeneuve-sur-Lot, François Mourgues.”

Le meilleur entraîneur ?

“Jacques Balleroy à Villeneuve, Michel Mazaré au Paris SG.”

 

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Comments (2)

  • HENRAT

    Il y a bien longtemps que je préconise le rugby à 9 dans les catégories U15 et 17.
    Les premiers seraient la porte ouverte du passage des U11 à U 13 basée sur le développement et un début de compétition, comme il s’est fait cette année, et le second celle des U17 aux U20.

    16/05/2017 à 18:25
  • HENRAT

    Il y a bien longtemps que je préconise le rugby à 9, toujours refusé soit par les élus, soit par les cadres techniques de l’époque, notamment chez les U15 et pourquoi pas les U17. Vu les refus à chaque fois, je m’étais arrêté aux U15. Les premiers seraient une porte pour “passer” de U11 à U15 qui n’est pas si facile. Combien d’enfants se sont arrêtés à la fin des U11. Les seconds celle des U17 aux U20 dont on connaît la difficulté pour Tous les clubs à faire “tourner”.

    16/05/2017 à 18:30

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