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Ophélie Coll: L’esprit de revanche

Ophélie Coll, l’esprit de revanche
11h30, jeudi à Saint-Cyprien. Florent Tost, le préparateur physique des Bleus, termine la longue séance de récupération, au lendemain d’une défaite qui ne devrait pas être trop lourde à digérer, tant l’encadrement tricolore éprouve le sentiment de ne pas être passé loin d’une belle surprise.
« Dix points d’écart seulement séparent les deux équipes, alors que la France a raté son entame, c’est dire si les filles sentent qu’il y a quelque chose à faire ce samedi, à l’occasion du deuxième test », explique celui qui considère que ses protégées « ont été meilleures, physiquement parlant, que les Anglaises ».
« Il faudra simplement se montrer plus discipliné avec le ballon, pour espérer inverser la tendance ». Et rencontrer davantage de réussite dans les tirs au but ? Florent Tost n’élude pas la question : « Ophélie Coll est forcément déçue, elle qui s’entraîne de temps à autres avec Thomas Bosc, dans cet exercice délicat, mais tous les buteurs connaissent un jour sans ».
Ce qui a été le cas de la Catalane, qui pour le reste a correctement rempli sa mission. « Si elle a commis quelques erreurs inhabituelles de sa part, je note qu’au même titre qu’Alice Varela, elle s’est montrée performante dans la gestion du jeu », indique-t-il, avant de donner des nouvelles des deux blessées de mercredi.

Morgane rétablie samedi ?
« Concernant Jeanne Bernard, il existe une suspicion de rupture des ligaments croisés du genou, mais il convient d’attendre qu’elle passe une IRM pour obtenir plus de précisions. Morgane Richard, pour sa part, a reçu un gros coup sur un bras, mais elle sera peut-être opérationnelles samedi ».
Samedi, où on attend donc Ophélie Coll au virage. Une fille de 24 ans heureuse d’avoir opté pour les Déesses du XIII Catalan – St Estève, voici déjà quatre ans. Ce qui constituait à l’époque une surprise, la famille ayant toujours conjugué à XV sa passion pour le rugby. « Mon père, Alain, a joué à Corneilla del Vercol, ma sœur aînée, Caroline, évolue au Foyer Laïque du Haut-Vernet, à Perpignan, et mon frère, Julien, bientôt trentenaire, est arrière ou demi d’ouverture à l’Etoile Sportive Catalane d’Argelès ». Lesquels étaient les ardents supporters de la « petite », mercredi au Stade de la Mer.
« Voici encore deux ans en arrière, je conjuguais les deux rugbys, à l’USAP et au XIII Catalan, mais cela devenait difficile, et puis l’ambiance dans mon club de XV ne me convenait plus guère », ajoute celle qui a inauguré en octobre 2016 en Avignon, sa première sélection avec le XIII de France. Face aux Anglaises, déjà…
« Elles sont plus costauds, mais nous ne sommes pas loin d’elles », résume « Ophé », qui revient en outre volontiers sur la finale du championnat, perdue récemment par les Déesses, à Villeneuve sur Lot. « D’autres, au sein de l’équipe, étaient davantage optimistes, mais moi je savais que ce serait plus compliqué qu’en demi-finale, car Toulouse Ovalie avait perdu toutes ses finales depuis 2008, et forcément chez elles l’esprit de revanche était très fort ».

Deux « bébés » dans le groupe
Aussi fort, sans doute, que celui qui l’anime aujourd’hui, à la veille de remettre ça contre l’Angleterre. Avec, entre autres à ses côtés, la « zoulouzen » Cyndia Mansard, « qui a fait la différence contre nous, en finale », et Alice Varela, avec laquelle en sélection elle compose la paire de demis, et qui s’appuie « sur une claire vision du jeu, et une grande expérience ».
Mais aussi, pour la première fois dans le groupe France, Solène Daguès et Morgane Richard, ses coéquipières en sang et or, qu’elle surnomme affectueusement « les bébés », et qui représentent l’avenir.
En attendant, Ophélie et ses « sœurs » forgent à Saint-Cyrpien un esprit de conquête qui ne les a pas quitté, depuis mercredi et ce revers plus qu’honorable synonyme d’espoir. « Avec la chaleur, c’est compliqué, il y a le risque d’être émoussées du fait que nous sommes en fin de saison, mais d’un autre côté le fait d’avoir souvent joué, ces dernières semaines, constitue un atout, au niveau du rythme ».
Comme l’aisance, balle en main, de la N°6 des Bleues. Et si par bonheur celle-ci retrouvait, en plus, le chemin des poteaux…

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Comment (1)

  • alain coll

    bonjour je suis le papa d’ophé fier de ma fille mais je n’es pas jouer a corneilla la riviére mais a corneilla del vercol pays de pierre jonquére d’oriola médallé olympique a Tokyo en 1964 voila ça c’est dis et merci pour cet article

    23/06/2017 à 10:29

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