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“Magic Leon” est passé devant

PLACAGE FFRMARS 

Photos RMD Agency

Ce Pryce là n’a pas de prix. Magic Leon a frappé fort, samedi soir à Brutus, ayant été à la base de la moitié des essais inscrits par son équipe, et dirigé la manoeuvre d’une main de maître, alors qu’il était pour la première fois en match officiel associé à William Barthau. Pryce a donc séduit, au pied comme à la main, chandelles éclairantes et passes ciselées, mais il n’a heureusement pas été le seul. Barthau, justement, s’en est sorti comme un grand qu’il est aujourd’hui devenu, marquant un essai de filou qui en dit long sur sa classe naturelle, défendant avec efficacité, parvenant presque à faire oublier Thomas Bosc, décalé à l’arrière pour les besoins de la cause, et, comme Pryce, auteur d’un grand match. Très grand.

“Il y a tellement de qualité dans ce squad…”
“Entre ces trois-là, j’ai noté des signes encourageants, pour leur première collaboration dans cette configuration”, note Laurent Frayssinous, un entraîneur contrarié par une première période sans relief (“il y avait encore trop de fébrilité, suite au coup reçu sur la tête à Wigan”), mais ayant “adoré la deuxième mi-temps.”
Un coach pas surpris de la manière avec laquelle ses troupes avaient brillamment réagi, après ce départ galvaudé : “Il y a tellement de qualité dans ce squad, que je sais qu’on peut faire des dégâts dans beaucoup de défenses, à l’image de Leon Pryce qui sait se faire oublier pour mieux ensuite faire la différence.”
Une différence à laquelle n’est pas non plus étranger Louis Anderson, deuxième ligne de grand format, puissant, véloce, tranchant, qui a eu moins de temps de jeu que d’ordinaire, en raison d’une lombalgie tout juste guérie, mais qui a rayonné, en défense comme en attaque, marquant un essai royalement engendré par la paire Barthau – Pryce, au tout début du second acte.
L’essai de la rédemption, car à partir de là, les Catalans, menés 0-10, puis 12-14 à la pause, allaient en ajouter trois autres dans la foulée. Quatre essais en douze minutes (43è – 55è) infligés à des Vikings ayant chaviré d’un coup, saoûlés par les courses de Bosc, à chaque fois judicieusement intercalé, et les passes vertigineuses de Pryce. Obligés à tant courir, au moment du match où le travail de sape préalable des avants sang et or se faisait déjà sentir, les hommes de Denis Betts craquèrent inexorablement.

“Le fait d’avoir tout donné a payé”
Reste à améliorer, pour les Dragons, des entames trop souvent silencieuses. Pour ce match, Laurent Frayssinous avance une explication : “Le problème est mental. Les gars n’ont pas manqué de respect à Widnes, mais visiblement la déception née de la prestation précédente à Wigan n’était pas totalement évacuée, d’où cette fébrilité coupable.”
Olivier Elima, présent au combat comme l’ensemble du pack catalan, est sensiblement du même avis : “Tout est dans la tête. Nous avons rendu trop de ballons en première période, ce qui nous a empêché d’enchaîner, mais outre le revers de Wigan, nous devions également faire avec une équipe sensiblement modifiée en raison de blessures et de retours, d’où ces problèmes de cohésion, et heureusement le fait d’avoir tout donné après le repos a payé au tableau d’affichage.”

“Il fallait d’abord réfléchir”
Ce n’est pas non plus différend dans la bouche de Pryce : “On a eu le tort de nous emballer, alors qu’il fallait d’abord réfléchir, et ensuite on a été bien plus intelligent, dans nos décisions.”
Comme a payé cette solidarité qui est la marque de fabrique des Dragons, cette année, compensant en partie la double perte de Scott Dureau et de Brent Webb. Et si chez Leon tout continue demain à être bon, les Dragons auront encore leur mot à dire. Parfois inconstant, comme souvent chez les joueurs de grand talent, parfois également déroutant dans ses choix, samedi au moins il a sorti le grand jeu. En patron : “C’est mon rôle, vu mon expérience, d’encourager les plus jeunes, c’est une situation qui m’était jusqu’ici étrangère, mais je m’investi à fond.”
Et comme à ses côtés William Barthau a prouvé qu’il méritait de jouer, que Thomas Bosc est aussi fort à l’arrière qu’en demis, et que devant une saine concurrence s’est installée…

ANDERSON LOUISFFRMARS

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