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Un appétit de Roselionnes

Il faut savoir perdre aujourd’hui pour espérer gagner demain. C’est ce qu’on s’est dit, cette saison, celle de la reconstruction, au sein de la petite famille des Roselionnes. Une section féminine de l’association du Toulouse Olympique, co-présidée par Fabrice Moreau et Philippe Lagarde, et qui doit beaucoup à Frédéric Xancho, l’homme de la relance.

“Je suis arrivé à la tête de l’équipe en vue de recréer une dynamique, car il y avait tout à reconstruire”, explique l’entraîneur de cette formation de rugby à 9. Et brique après brique, l’édifice a posé les bases d’une saison 2018-2019 qui devra être celle de la consolidation.

L’exercice actuel s’est clôturé en ce début juin sans amertume, mais au contraire avec le désir de retrouver, dès la rentrée prochaine, les frissons de l’ambition. Et rien ne sera laissé au hasard, le groupe ayant d’ores et déjà rendez-vous, mi-septembre, pour un stage d’oxygénation de deux jours à Matemale, dans les Pyrénées catalanes, tournoi féminin à la clé.

Histoire de lier encore plus une troupe dont les soldates, ces derniers mois, ont fait preuve de bravoure, à défaut de mieux.

L’autorié de Melissa

Le tout sous les crampons rassembleurs de la capitaine Melissa Clarenc.

“Elle est arrivée du rugby à XV, l’été dernier, et ses coéquipières ont choisi de confier le brassard à cette fille puissante, qui joue pilier, en raison de l’autorité qu’elle dégage”, précise un coach ayant par ailleurs pu s’appuyer sur la talonneur Inès Combes, une ancienne des Roselionnes, et qui dit en outre le plus grand bien de deux débutantes “ayant apporté leur fraîcheur”, Laure Happey, et Marianne Goix, demi, mais pas qu’à moitié prometteuse.

Et au sein d’un effectif de 16 joueuses, dont 14 s’entraînent régulièrement, la plus jeune, Cassandra Marie-Brémond, tout juste 16 ans, n’est pas la moins hardie.

“C’est une ailière que j’ai reconverti à un poste au sein du pack, histoire de ne pas exagérément l’exposer”, souligne Frédéric Xancho, un coach démontrant ainsi qu’il a su conservé son âme d’éducateur.

“Je l’avais sous ma coupe la saison passée avec la sélection U15 de Haute-Garonne, elle était la seule fille du groupe, mais elle le méritait, et je n’ai pas éprouvé de difficultés à la convaincre d’intégrer cette année la section féminine du TO”, poursuit l’ancien joueur du Toulouse Olympique jusqu’en cadet, avant de suivre ensuite une trajectoire aussi atypique qu’enrichissante.

Coéquipier d’André Pérez et Denis Biénès

Il passe en effet dès l’âge de 17 ans au TOAC, l’équipe 2 du TO, au poste d’arrière, puis deux saisons au Stade Toulousain, en Juniors Crabos et en équipe réserve, la Nationale B, avant de devenir champion de France de DN2 avec Jules-Julien, en 1994, cette fois comme pilier, aux côtés notamment de joueurs réputés, André Pérez, Denis Biénès, Jean-Claude Anselme, Philippe Bosch.

Puis direction… l’Angleterre, l’espace d’un an, pour évoluer sous les couleurs de Nottingham Outlaws, un club amateur appartenant à la division Elite de la BARLA, disputant au passage un match de Coupe d’Europe contre Barrow Raiders.

Entraîneur de Damien Couturier

Et à son retour à Jules-Julien, il entame, en parallèle à sa carrière de joueur, une autre d’éducateur, auprès des minimes du club, parmi lesquels figuraient Damien Couturier, Sébastien Raguin, Jean-Emmanuel Cassin…

Il rejoindra ensuite Gratentour, toujours au service des jeunes, deviendra directeur adjoint de l’école de rugby du TO, et entraîneur des cadets de son club d’origine.

Désormais à la tête des Roselionnes, il s’efforce de replacer cette section du TO sur le droit chemin, de lui donner une identité propre. C’est ainsi qu’il a convaincu l’excellent photographe professionnel Bernard Rieu de le rejoindre au sein de l’équipe dirigeante. Et fait appel à Christophe Judas, soigneur de Gratentour et de la sélection du comité départemental.

Frédéric Xancho, ingénieur en système informatique de 46 ans, joueur en loisirs aux Visiteurs XIII/XV, et aux Aoucous, les ex du Stade, membre de l’Amicale des anciens du TO, reste ainsi plus que jamais fidèle à sa passion.

Celle qui l’entraînera l’été prochain vers des tournois amicaux de rugby à XIII féminin, “histoire de conserver la dynamique que nous avons dernièrement installé”.

Et donc de préparer au mieux le prochain championnat, appétit de Roselionnes plus que jamais aiguisé.

Article extrait du magazine “Planete XIII” de juin (N°10 et 56 pages de rugby à XIII)

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