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Cyril Torrès L’interview

Ancien joueur pro de Handi Basket en Italie, de XIII Fauteuil aux Canterbury Bulldogs lors de l’hiver 2014 – 2015, et surtout des Dragons Catalans, avec lesquels il a collectionné les titres de champion de France, le Président du Département Handi au sein du Comité Directeur de la FFR XIII, est passé avec succès, lors de la dernière inter-saison, au TO XIII – St Jory.

La preuve, avec ce titre de champion de France décroché le 29 avril aux dépens de son ancien club perpignanais.

Rencontre avec celui qui est aussi l’entraîneur très apprécié de l’équipe féminine des Dragons Catalans, en charge du secteur statistiques auprès des Dragons de Super League, et le capitaine de l’équipe de France, championne du monde en titre, qui défendra celui-ci en juillet prochain, sur le sol hexagonal.

Comment les Toulousains ont-ils abordé la finale face aux Catalans ?

“Avec sérénité. Nous connaissions le système de jeu de nos adversaires, basé sur la vitesse d’exécution, et portés par deux joueurs d’exception, Gilles Clausells et son neveu, Nicolas. Nous avions imaginé que le sort du match se jouerait aux alentours de la 75è minute, et notre profondeur de banc (ndlr : neuf joueurs utilisés sur un maximum autorisé de dix, contre sept, dont un ayant très peu joué, pour les Dragons) a constitué un réel avantage. Car si ces derniers sont passés devant au score à la 62è minute, 34-30, nous avons ensuite réussi à reprendre assez rapidement les commandes, pour finalement l’emporter 52-34. Nous savions que si nous parvenions à rester le plus possible à leur contact, physiquement parlant, nous les empêcherions de développer leur jeu. Peut-être, également, pensaient-ils avoir fait le plus dur, lorsqu’il ont mené au tableau d’affichage, mais les deux équipes sont proches l’une de l’autre, ce que n’indique pas le score final.”

Qu’est-ce qui fait la force du TO XIII – St Jory ?

“Notre homogénéité, nous possédons moins de stars que les Dragons, mais un collectif de qualité. Il nous fallait commettre un minimum de fautes, et bien défendre, car les Catalans ont tendance à vouloir tout le temps scorer. Sciemment, nous avons donc freiné le rythme du match.”

Quel sentiment vous a procuré le fait d’affronter votre ancien club ?

“Forcément, c’était spécial, les Dragons étant mon club de coeur, mais j’avais à mes côtés mon meilleur ami, Fabien Plaza, passé comme moi à Toulouse, en fin de saison passée.”

Le club toulousain s’attendait-il à recueillir les lauriers, cette saison ?

“L’objectif des dirigeants, au coup d’envoi de la saison 2015 – 2016, consistait à obtenir un titre dans les trois ou quatre ans suivants, d’où l’idée de se renforcer avec Fabien et moi-même. Aussi, devenir champion dès la deuxième année est forcément une grande satisfaction.”

Quelle autre équipe du championnat de France Elite 1 vous a agréablement surpris, cette année ?

“Le SO Avignon, 3è du classement avant les phases finales, qui compte dans ses rangs trois internationaux, mais aussi des joueurs lourdement handicapés, et qui n’a par exemple perdu que de deux points, à Perpignan.”

 

Le niveau global de la compétition est-il en hausse ?

“Oui, mais surtout naissent chaque année des clubs. Les deux derniers nouveaux foyers de pratique se situent à Tarbes et à Lyon agglomération.”

Cela bouge également en Catalogne sud…

“En effet, pour la première fois cette année l’Espagne disputera le championnat du monde (ndlr : sept nations au total), avec pour moitié des joueurs du cru, et de l’autre des Français d’origine espagnole, et nous envisageons, à moyen terme, d’organiser un Tournoi de Catalogne, afin de les aider à développer ce sport.”

Lequel est davantage pratiqué en France qu’en Angleterre, par exemple…

“Nous comptons environ 350 joueurs, dans notre pays, contre 120 à 150 outre-Manche, les Anglais n’ayant pas la même approche que nous. Eux utilisent essentiellement, dans leur championnat, des joueurs de Handi Basket, une fois terminée la saison, dans cette dernière discipline.”

Comment s’est déroulée la sélection, en France, pour le Mondial 2017 ?

“Nous étions 42 présélectionnés lors du premier stage préparatoire, 24 au deuxième, et finalement 14 ont été retenus pour les rencontres qui se dérouleront à Pamiers, Albi, Carcassonne, St Orens, St Jory, et Toulouse Grand Palais, avant la finale du 28 juillet au Parc des Expos de Perpignan. Un deuxième match  se déroulera peut-être dans cette même ville, en marge de la compétition, un duel amical franco-australien étant à l’étude.”

Quel genre d’entraîneur est Sylvain Crismanovitch ?

“Il est en fonction depuis 2009, et il nous a conduit au titre mondial quatre ans plus tard. L’ossature de 2013 est d’ailleurs toujours présente, cette année. Il est très pédagogue, et insiste beaucoup sur la qualité de vie du groupe France. En ce sens, il n’a pas forcément choisi tous les meilleurs joueurs, mais ceux qui sont solidaires entre eux.”

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