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Dans la fournaise du Stadium d’Albi

Finale du championnat de France Elite 1

ST ESTEVE XIII CATALAN – CARCASSONNE 32-24

Mi-temps 4-22

Arbitres Stéphane Vincent et Greg Delarose

St Estève XIII Catalan : 5 essais Ben Pomeroy (25), Paul Séguier (41), Arthur Mourgue (43), Ugo Perez (50), Alexis Meresta-Doucet (68), T Joan Guasch (41) et Robin Brochon (43, 50, 68), 2 pénalités Robin Brochon (55, 73).

Carcassonne : 4 essais Jamies Anderson (7), Vincent Albert (15), Luc Franco (27), Alexis Escamilla (30), 3 T (15, 27, 30) et 1 pénalité (61) Alexis Alberola.

St Estève XIII Catalan : Brochon, Martin, Pomeroy, Ambert, R. Franco, (o) Mourgue, (m) J. Guasch – Cozza, Meresta-Doucet, Bartès – Perez, Séguier – Th. Margalet.

Sont entrés en jeu : Zafra, Le Cam, Bled, Salabio.

Carcassonne : Tumusa, A. Escamilla, V. Albert, J. Anderson, Soubeyras, (o) L. Franco, (m) A. Alberola – Sabri, Agullo, Canet – Baile, N. Djalout – M. Khedimi.

Sont entrés : Soum, Tétart, Zava, Rouanet.

Amar Sabri, Jonathan Soum, Amar Sabri, les trois rescapés du dernier titre de champion de France obtenu par Carcassonne, en 2012 (victoire 26-0 face à Salanque Méditerranée Pia, où évoluait alors… Clément Soubeyras), ont cru longtemps pouvoir récidiver, mais la mi-temps est passée par là, dans la fournaise du Stadium d’Albi.

Au retour des vestiaires, en effet, changement radical de décor. Les Catalans (jusque-là “catastrophiques”, selon les mots employés par Robin Brochon), plus jeunes, plus mobiles, mieux résistants à la chaleur, remontaient en effet la pente du score, pour soulever un bouclier qui les fuyait depuis… 2005, et leur victoire 66-16 sur Toulouse, un an avant l’entrée en Super League des Dragons.

Renversants, samedi, ils entraient dans l’histoire, puisque jamais encore la réserve des Dragons n’avait atteint le sommet de la compétition phare.

Eux qui s’étaient cassés les dents sur Pia, en 2013, sur un score voisin de celui de ce samedi, mais inversé (26-33), étaient en tout cas bien mal embarqués dans leur quête du Graal, car Clément Soubeyras détournait en arrière un ballon distillé au pied, pour l’essai initial de Jamie Anderson.

Les Sang et Or, eux, pêchaient dans la finition, et Tony Tumusa relançait la machine jaune et noire, le mouvement traversant le terrain jusqu’à Vincent Albert.

Certes, Robin Brochon allumait une mèche sur laquelle Arthur Mourgue soufflait, au pied, pour l’acrobate Ben Pomeroy, mais il fallait plus que cet essai pour contrarier l’avancée audoise, Luc Franco et Alexis Escamilla faisant enfler la marque.

Changement de décor dès la reprise, avec l’essai de Paul Séguier.
Crédit @astreizix

Electrochoc

Puis, “il y a eu comme un électrochoc dans le vestiaire”, expliquait Robin Brochon à L’Indépendant.

“Cet essai, à la reprise, nous a relancé, et mentalement nous avons pris le dessus”. Un essai signé Paul Séguier, suivi de deux autres pour égaliser à une demi-heure de la fin (22-22). Et enfin s’envoler vers la victoire, quand Alexis Meresta-Doucet ôtait aux Carcassonnais, muets depuis la 30è minute, tout espoir de retour.

“A la reprise, nous nous sommes libérés”, savourait Sébastien Bled à l’heure de la douche. “Et Carcassonne s’est épuisé à défendre”, ajoutait Mathieu Cozza, autre bébé champion, auteur d’une grosse saison.

Paul Séguier, lui, voulait oublier “les ballons tombés en première mi-temps, face à des adversaires alors bien meilleurs, plus agressifs”, pour vanter “le mental” qui animait son équipe après la pause, une fois “les bretelles remontées, dans le vestiaire”.

A l’inverse, les Canaris avaient laissé le plan de jeu dans le leur.

“Il n’était plus respecté, et nous avons lâché le match”, constatait Patrick Alberola.

“Après une première période sans faute, les cinq première minutes de la deuxième ont été déterminantes, et malgré notre solidarité, nous sommes passés complètement à côté de notre sujet”, expliquait pour sa part Vincent Albert.

Mais surtout pas à côté de la saison, magnifique de part de Carcassonne, à l’image de celle réalisée par Saint-Estève XIII Catalan.

Une mi-temps chacun à Albi, une récompense chacun à l’heure des lauriers. Parfois, en sport, les choses sont bien faites…

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