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Florent Dulin et “les larmes de Rémi”: Au coeur des Bleus ( Part 11)

S’il vibre par dessus tout pour la NBA, il classe le rugby à XIII dans le Top 3 de ses sports préférés. C’est dire si hier à Narrabeen, aujourd’hui à Canberra, ou demain à Perth, et plus loin encore jusqu’à la finale, ce Normand de 35 ans était, est, et sera à son affaire.

Dégaine d’ado que ce jeune père était il n’y a encore pas si longtemps, regard clair, et surtout oeil de lynx dans le viseur d’une caméra qui ne le quitte pratiquement jamais, le journaliste à tout bien faire (caméraman, rédacteur de sujets magazine, monteur, commentateur de matchs de football et de basket) de BeIN SPORTS “réalise un rêve de gosse avec la découverte de l’Australie”.

Pas une miette de ce qui fait, ici, le quotidien des Bleus, n’échappe à la vigilance amicale de celui qui partage volontiers les jeux des joueurs, entre deux séances d’entraînement.

Il est vrai qu’à force de côtoyer les Dragons Catalans les jours de match, bien des visages tricolores lui sont familiers, même si ceux qu’il connait le mieux, Rémi Casty et Thomas Bosc, sont absents sur cette World Cup.

Le maillot de Mounis, jamais lavé

Le XIII, un sport qu’il a découvert en 2012 avec des yeux d’enfant, pour un an plus tard disputer de bout en bout, à sa manière, la Coupe du monde 2013. C’est “la découverte, à Hull, du nord de l’Angleterre”, et surtout le partage “d’une forte aventure humaine”.

Ponctuée de moments d’émotion.

“Le record d’affluence pour France – Nouvelle-Zélande, un beau match, avec une bonne première mi-temps accomplie par les Bleus, dans un stade de foot, le Parc des Sports, où je venais quelques années plus tôt avec le RC Lens”.

“L’entrée en musique des Kiwis dans le vestiaire des Français, les bras chargés de packs de bière… Cela a duré près de vingt minutes, et il n’y avait rien de mieux pour laver les têtes des perdants”.

“Bosco qui se fait démonter au match suivant à Perpignan, lors d’une première période qui ressemblait à une boucherie. J’ai eu peur pour lui car c’est quelqu’un de touchant”.

“Les blessures, d’entrée de jeu, en quart de finale contre l’Angleterre, de Kane Bentley et Vincent Duport, qui laissent les Bleus à quinze contre dix-sept”.

“Le maillot offert par Greg Mounis, que je n’ai jamais lavé malgré deux déménagements depuis, et qui a toujours dessus le sang séché”.

“L’interview de Luke Gale, un gars super sympa, dans ce stade typiquement anglais qu’est le Jungle”.

“Les cinq jours passés à Wigan, pour mon premier sujet sur le XIII, où en arrivant je ne connaissais rien de la ville, et où pour trouver le stade il suffit de suivre la foule”.

Le discours de Jorda

“Flo” est intarissable sur le sujet, lui qui n’aime rien tant, à XIII, que “l’impact, au bord du terrain, avec ces vagues qui déferlent”.

Et les rencontres, hors du terrain, avec des personnages qui ne le laissent surtout pas insensible.

 Andrew Bentley est un de ceux qui l’ont profondément marqué. A l’instar d’Eloi Pélissier, “dans le Top 5 des défenseurs lors de l’édition précédente, avec 149 plaquages en trois matchs, et le coeur sur la main”.

Et Florent Dulin de se souvenir encore, et peut-être surtout, “des larmes de Rémi, en évoquant son père, son grand-père, lors de la remise des maillots la veille de France – Nouvelle-Zélande, du discours de Jacques Jorda, un personnage, lors d’une cérémonie identique, la veille cette fois de France – Samoa”.

Mais si Florent aime le XIII, c’est aussi parce que avec Louis Bonnery il a été à bonne école, celle de l’histoire pas banale de ce sport fait de passion et d’amitiés.

 Un sport qu’il était loin de soupçonner embrasser un jour, quand à peine sorti de “Sciences Com” à Nantes, spécialité Production audiovisuelle multimédias, il décrocha son premier contrat, à Onzéo, “pour vivre de l’intérieur la vie d’un club, le RC Lens”, puis l’arrivée à Paris, CFoot, en suivant, BeIN, son premier match de basket couvert aux JO 2012…

Et enfin le XIII, “le très haut niveau de ce sport”.

“Je trouve tous les rugbys intéressants, mais le plus spectaculaire est le XIII, avec ce rythme élevé, et si séduisant”.

“J’aime sentir que le spectateur écarquille les yeux”, a dit un jour Michel Piccoli.

Et Florent  est prêt à dévorer des siens sa deuxième World Cup, Down Under celle-là.

Un rêve de gosse pour un rugby de rêve…

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