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Les quatre finales choc d’Aurélien COLOGNI

Multi récompensé, comme joueur puis comme coach, le guide éclairé de Lézignan revient pour nous sur les quatre finales victorieuses l’ayant, pour diverses raisons, particulièrement marqué. A un peu plus de quarante-huit heures de la finale de samedi à Narbonne, Aurélien passe en outre au crible trois juniors équipiers premiers en puissance, et revient sur les demi-finales du championnat.

Lors de la finale du championnat 2011, remportée aux dépens de Limoux. Alors entraîneur-joueur, contre toute attente il a disputé le match au talonnage.
Crédit Thierry Legros

1 – La finale de Coupe 2011 contre Pia (27-18), à Carcassonne

“Je sors Nathan Wynn en première mi-temps, en raison de sa faiblesse défensive, alors que nous sommes menés 11 à 0, pour faire rentrer à sa place au poste de demi d’ouverture Mickaël Tribillac, qui sur le banc était prévu comme troisième ou deuxième ligne. Celui-ci engendre d’essai de Nicolas Piquemal qui nous permet de revenir dans la partie. En deuxième période, retour de Wynn sur le terrain. Il était vexé d’être sorti prématurément, et il a été cette fois extraordinaire”.

2 – La finale du championnat 2010 contre Pia (33-22), à Montpellier

“Emotionnellement, c’était très fort, car mon grand-père était décédé le matin de la rencontre. Il m’a fallu faire abstraction de la perte de cet être cher”.

3 – La finale du championnat 2011 contre Limoux (17-12), à Narbonne

“J’étais entraîneur-joueur, mais n’avais disputé que sept match dans la saison, et je n’avais pas prévu de disputer la finale. Or, la veille, Nicolas Munoz, incomplètement rétabli, a déclaré forfait, et j’ai joué talonneur”.

4 – La finale de la Coupe 2015 contre Saint-Estève – XIII Catalan (27-25), à Carcassonne

“Durant les vingt-cinq premières minutes, nous avons été débordés car les Catalans jouaient plus vite que nous. Bien que menés 25 à 11, avec le petit coup de pouce de la chance nous avons inscrit trois essais dans le dernier quart d’heure”.

AURÉLIEN ET TROIS JUNIORS FUTURS ÉQUIPIERS PREMIERS

Alexandre Costes (ndlr : fils de Patrick, ex avant tonique de Lézignan, Carcassonne, et Saint-Estève), un deuxième ligne du genre renard. Capable de changer l’angle de ses courses, c’est aussi un combattant studieux, qui sait analyser ce qu’on lui dit. Dans les deux ans, il aura fait sa place en première”.

Thomas Malfaz (ndlr : fils de Christophe, ex centre ou ailier de Lézignan et du XIII Catalan), un pilier aimant le combat, mais devant se discipliner. Il baisse la tête, est solide. C’est un athlète, il a cela dans les gènes”.

Palou Castres. Tonique, il est l’archétype du pilier moderne. Aux portes de l’équipe une”.

LA PRÉPARATION DE LA FINALE

“Axée, cette semaine, sur la récupération, et le jeu de Limoux, via les séances vidéo. Valentin Ferret, blessé en demi-finale, est forfait. Damien Cardace a été touché à un pied, mais il est partant. Nous nous rendrons au vert à Gruissan, ce vendredi”.

LA DEMI-FINALE DE LIMOUX

“Limoux a rencontré un passage à vide, physiquement parlant, lié au manque de compétition après un break de trois semaines. Mais c’est une équipe de défi, présente dans le combat. Son jeu est moins structuré que celui de Carcassonne, avec moins de mouvement au niveau des trois-quarts, mais avec plus de percussions, et son bloc du milieu fait mal, à l’image de Valentin Yesa, Maxime Herold. Et Mickaël Rouch fait une super saison”.

LA DEMI-FINALE DE LÉZIGNAN

“Nous avons éprouvé des difficultés à digérer la défaite en finale de la Coupe. Ce fut une double peine, avec une première défaite depuis le mois d’octobre, et la perte du trophée, en partie à cause d’un jeu exagérément stérile. Nous avions donc beaucoup à perdre, en demi-finale, pas Carcassonne. Nous avons traversé un trou d’air en deuxième mi-temps, mais cela nous a servi de test pour voir si nous étions capables de réagir. Et le comportement des joueurs a été exemplaire. Nous avions modifié notre système défensif, avec comme option davantage de glissements, pour pousser les Carcassonnais sur les extérieurs. L’ASC s’est adaptée à cette situation, mais en suivant nous nous sommes nous-mêmes adaptés à la réponse fournie par l’adversaire, réussisant ainsi à faire face”.

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