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Nicolas Larrat: “Diriger une fédération est une aventure humaine extraordinaire”

Nicolas Larrat et Hervé Guiraud

Après avoir annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat le président Nicolas LARRAT revient sur les raisons de ce choix et fait un retour sur ces huit dernières années pour le site de la FFR XIII.

Président, vous venez d’annoncer que vous ne brigueriez pas un troisième mandat à la présidence de la FFR XIII et cela a suscité chez certains une réelle surprise. Pourquoi ce choix ?

Tout d’abord, je tiens à rappeler que j’avais annoncé lors du congrès fédéral de Libourne, au mois de juillet 2011, que je me représenterai pas. Certes beaucoup de dirigeants de clubs, et j’ai été touché par leur sollicitude, ont cherché par la suite à me convaincre de continuer et je leur ai toujours répondu qu’en temps voulu j’accepterai de réfléchir avant de prendre une décision définitive. Ce que j’ai fait. Je suis donc surpris de cette surprise qui n’en est pas une car je n’ai jamais annoncé que j’étais revenu sur ma décision qui a été mûrement réfléchie et qui procède d’une démarche sincère. Et pour répondre à votre question, je dirai qu’il y a plusieurs raisons qui m’ont imposé ce choix. Tout d’abord l’usure du pouvoir comme l’on a coutume de dire. Huit ans à la tête d’une Fédération, c’est long. Vous savez, j’ai été élu au comité directeur fédéral pour la première fois en 2001. Plus d’une décennie que je sers notre discipline. La lassitude aussi, cette énergie, cette envie que l’on perd au gré des évènements, des déceptions que l’on vit au quotidien, des méchancetés et des trahisons aussi. Mais c’est surtout ma profession d’avocat qui a été déterminante dans cette décision. Mon activité professionnelle me prend aujourd’hui de plus en plus de temps et elle doit être ma priorité avec ma famille. Le développement de mon cabinet d’avocat ne me permettait définitivement plus de faire face à la fonction présidentielle. Pendant toutes ces années, j’ai donné le maximum pour que le rugby à XIII aille de l’avant, tourne le dos à de mauvaises pratiques et à de mauvaises mentalités incarnées par certains. J’ai beaucoup pris sur moi et j’ai toujours essayé de déplacer les montagnes. Tout cela à la longue épuise. J’ai souhaité être honnête envers les clubs et envers moi-même. Les structures fédérales que nous avons pourtant bien renforcées au cours de ces huit dernières années ne m’auraient pas permis d’assurer la fonction présidentielle pour quatre ans de plus comme je l’aurais souhaité : en définissant les choix politiques, en fixant les grands objectifs à atteindre, en défendant l’intérêt général, en représentant la fédération et en arbitrant quand il l’aurait fallu. Le quotidien dans une fédération comme la nôtre impose une disponibilité toute autre, maximale, et il m’était définitivement impossible de faire plus. Je n’y arrivais plus. Enfin, la disparition d’Hervé GUIRAUD a provoqué une peine immense et a laissé un vide impossible à combler. Plus qu’un secrétaire général exceptionnel, il était un ami et je ne me voyais pas continuer sans lui. Je n’avais plus la force. Il était temps de passer à autre chose. Je suis bénévole et j’ai le droit à ce titre à mon libre choix. Je ne dois rien à personne et je demande simplement que l’on respecte ma décision en tant que telle. Alors de grâce que certains se taisent plutôt que de faire des commentaires certainement déplacés.

Vous visez qui en particulier ?

Ils se reconnaîtront sans peine puisqu’ils se complaisent dans ce type comportement depuis des décennies et qu’ils n’ont toujours rien compris.

Allez-vous désigner un successeur ?

Loin de moi cette idée. Les clubs éliront le nouveau comité directeur qui proposera le nouveau président. Le choix qu’ils feront sera le bon puisqu’il sera majoritaire. C’est la démocratie. Mais j’ai bien sûr mon idée et je sais que certains ont toutes les qualités pour assurer la continuité et poursuivre l’aventure. J’espère bien sûr que des projets s’affronteront et que de nouveaux visages apparaîtront. On a aujourd’hui de bons dirigeants, des jeunes qui ont compris ce message que j’ai essayé de faire passer toutes ces années.

C’est à eux à prendre la relève. J’espère aussi que d’autres membres du comité directeur sortant poursuivront l’aventure car beaucoup ont des qualités et ont accompli un énorme travail. Simplement, je souhaite pour notre sport qu’il ne renoue pas avec le passé et que nos clubs ne fassent pas certains choix qu’ils pourraient très vite regretter. Il ne peut pas y avoir d’avenir pour les revanchards, les aigris ou les suffisants. Le rugby à XIII n’a pas à chercher ou à attendre un sauveur. Il a juste besoin de dirigeants qui se projettent dans l’avenir, construisent des projets, défendent l’intérêt général, soient crédibles et respectent les valeurs de respect, de sincérité, de solidarité et de dialogue. Notre force est et sera collective. Rien d’autre ne doit compter. Les élections auront lieu en octobre 2012. Je veillerai bien sûr à ce qu’elles se déroulent dans des conditions de transparence totale.

Soutiendrez-vous un candidat ?

Je ne l’exclus pas si cela s’avère nécessaire.

On perçoit en vous un peu d’amertume…

Non rien de tout cela. Je vous l’ai déjà dit, je pars l’âme en paix avec ce sentiment d’avoir tout donné, d’avoir fait le maximum. J’ai rencontré pendant ces 12 dernières années des gens extraordinaires, des bénévoles qui m’ont donné cette envie de me battre pour ce sport. Des gens humbles, passionnés, émouvants, amicaux. J’ai bien sûr vécu de belles émotions. Des déceptions aussi. Tout cela fait que j’ai aimé ces années passées. Je n’en garderai que le meilleur. Diriger une fédération est une aventure humaine extraordinaire. Je souhaite au futur président ou à la future présidente de ressentir ce que je ressens avant de me retirer.

A-t-on des chances de vous revoir, un jour, dans le monde treiziste ?

J’ai besoin maintenant de prendre du recul. De me concentrer sur mon activité professionnelle. De consacrer du temps à ma famille. De vivre autrement. Si bien sûr je peux aider les nouveaux élus, et s’ils le souhaitent, je le ferai volontiers. Les relations que j’ai eu la chance de tisser avec les médias, avec nos partenaires, avec certains décideurs, je serai ravi de les mettre au service du futur comité directeur si ses membres l’estiment nécessaire. Vous savez, quand je suis arrivé aux fonctions, j’ai dû batailler tellement dur pour rencontrer ceux qui faisaient la télévision et la presse écrite ; pour trouver des partenaires ; pour convaincre les élus politiques de la crédibilité de notre action. Je me suis retrouvé bien seul à un moment donné pour faire face à tous ces défis. Je me souviens encore que lorsque je me suis présenté au ministère des sports au mois de septembre 2004 pour évoquer la situation financière de la fédération, il était question de suspendre notre subvention annuelle. Alors si je peux aider je le ferai naturellement. Cela fera certainement gagner un temps précieux. Mais je le ferai autrement, discrètement, juste pour donner un coup de main.

Certains évoquent avec votre départ, la fin d’une époque, et bien sûr l’heure du bilan va sonner, comment résumeriez vous ces années de présidence ?

Je me garderai bien de faire mon propre bilan. D’autres s’en chargeront, ce qui est une étape normale. Il y aura bien sûr ceux qui critiqueront et qui ne voudront voir que le négatif et ceux qui feront le contraire. C’est le jeu et je l’accepte bien volontiers. L’important vous savez c’est de partir en sachant que l’on a fait le maximum et en ne regrettant rien. Ce qui est fait est fait. J’ai toujours accepté que l’on critique mon action comme j’ai toujours été heureux qu’on puisse l’apprécier. Cela ne me pose aucun problème car personne n’est parfait. Cela étant tous les messages de remerciements que je reçois depuis samedi me laissent à penser que notre fédération a plutôt bien évolué.

Mais pour répondre à votre question j’ai en mémoire quelques faits objectifs qui jalonnent ces huit dernières années.

Au plan administratif tout d’abord, avec une décentralisation de notre siège et l’ouverture de bureaux sur Toulouse ; l’embauche de nouveaux permanents ; la refonte de notre système des licences et je l’espère l’amélioration de nos organes disciplinaires avec la venue de professionnels du droit.

Au plan financier ensuite, avec une remise à niveau de nos comptes fédéraux et avec l’arrivée de nouveaux partenaires. Pendant huit ans, je suis heureux que la fédération ait pu bénéficier grâce à mon action de toutes ces recettes nouvelles au niveau sponsoring se chiffrant en plusieurs centaines de milliers d’Euros. Cela nous a permis de combler les pertes financières et de lancer de vrais projets.

Par rapport à notre autorité de tutelle également avec laquelle j’ai chaque année négocié ces conventions d’objectifs qui ont toujours abouti à des décisions satisfaisantes pour le rugby à XIII, comme le signe de la confiance que nous a toujours témoignée notre Ministère, comme la récompense de notre crédibilité. La venue sur nos rencontres internationales de nos ministres successifs, Bernard LAPORTE puis Rama YADE, ce qui est toujours un signe d’une vraie reconnaissance. Les bonnes relations entretenues aussi avec le président du CNOSF, Denis MASSEGLIA, qui a toujours répondu présent.

Au plan du développement de la discipline encore avec une augmentation du nombre de pratiquants considérable (26 000 en 2007, plus de 42 000 en 2012) ainsi qu’une hausse de nos licenciés compétitions (6700 en 2007 plus de 12 000 en 2012), avec aussi l’embauche de nouveaux agents de développement dont nous avons pérennisé les postes ; avec ce challenge du Petit XIII lancé en 2006 à l’attention des écoles primaires et qui aujourd’hui rencontre un succès extraordinaire. Et puis il y a eu tous ces clubs qui ont vu le jour et qui ont permis de renforcer la régionalisation de nos compétitions amateurs même si tout n’est pas encore parfait, loin s’en faut.

Au plan international aussi avec les excellentes relations que j’ai entretenues avec Richard LEWIS ou Colin LOVE qui eux aussi ont tourné la page, ces relations amicales qui ont permis à la France de retrouver une certaine crédibilité confirmée par la place occupée désormais au Board de la Fédération Internationale ou ce soutien financier que nous ont apporté les instances internationales depuis plusieurs saisons ; ces relations qui ont permis également de concrétiser ce projet d’intégration d’un club Français en Super League avec les joies que l’on sait.

Au plan évènementiel par ailleurs avec une restructuration de nos services dédiés à l’organisation des grandes manifestations sportives avec ces succès que l’on connaît avec des stades pleins, une ferveur populaire évidente. Je garde en mémoire ce France / Irlande pendant la coupe d’Europe des Nations en Avignon et cette foule qui n’avait de cesse de s’amasser devant le stade. Un grand, un très grand moment d’émotion pour moi.

En ce qui concerne nos équipes de France pour lesquelles j’ai toujours voulu œuvrer afin qu’elles puissent toutes avoir un calendrier international annuel ; que chaque sélection puisse avoir l’honneur de porter le maillot national, des amateurs, en passant par nos jeunes, nos féminines, notre rugby à XIII fauteuil .

Pour notre XIII de France également qui a rejoué les nations majeures sans discontinuer depuis 8 ans, qui a participé au Four Nations en 2009 et qui poursuit sa progression avec une nouvelle génération de joueurs. Un jour viendra où ces efforts seront récompensés et il était essentiel que la France ne décroche pas du peloton de tête.

Sans oublier les médias, avec au cours de ces 8 dernières années ces dizaines et dizaines de télédiffusions qui se sont succédés sur Sport +, Orange Sport, Direct 8, France 3 Sud, aujourd’hui BeInSport et demain l’Equipe TV sur la TNT ; sans oublier également ce soutien que la fédération a apporté les trois premières années aux Dragons Catalans pour assumer financièrement la production audiovisuelle et permettre ainsi la retransmission de tous les matchs joués à Perpignan. Sans oublier la refonte de notre site Internet, ces outils de communication que nous avons construits autour de nos évènements majeurs et puis ces relations que nous avons essayé de consolider avec la presse écrite. J’ai encore en mémoire cette formidable couverture assurée par le journal l’Equipe à l’occasion du Four Nations 2009, comme la preuve que nous pouvions y arriver lorsque nous étions capables d’organiser des évènements majeurs.

Voilà ce qui me vient à l’esprit à cet instant où nous évoquons le passé.

Des déceptions, des échecs aussi ?

Oui, bien sûr, il y en a eu. L’échec de la Coupe du Monde 2008 au cours de laquelle nous n’avons pas su anticiper les effets négatifs du professionnalisme naissant chez un nombre importants de joueurs. La blessure ne s’est jamais refermée. Cette défaite en finale de la coupe d’Europe des Nations en 2010 qui élimine le XIII de France du Four Nations 2011. La difficulté aussi selon les affiches de mobiliser autour de certaines finales de coupe ou de championnat. Cette incapacité, parfois, à mobiliser les clubs autour de ces évènements importants.

Ces problèmes rencontrés avec certains dirigeants qui ont des attitudes d’un autre âge.

Mon manque de disponibilité alors que j’aurais voulu être plus près des clubs.

Cette incapacité d’une année sur l’autre à conserver une partie de nos licenciés. Nous en perdons trop chaque année même si on en gagne davantage qu’on en perd. Je demeure convaincu que nous avons la capacité pour doubler le nombre de nos licenciés compétitions. 25 000 licenciés en 2022 est un objectif qu’il faudra atteindre. Nous étions je le rappelle, 6 700 en 2007, nous sommes 12 000 aujourd’hui. Et si certains disent que notre réservoir de jeunes n’est pas suffisant, ce qui est une évidence, il n’en demeure pas moins que nous avons aujourd’hui les moyens d’étendre cette population de joueurs qui représente l’avenir. Et puis cela n’a pas empêché notre équipe de France des moins de 16 ans de battre à quatre reprises ces trois dernières années son homologue anglais.

Cette démarche à moitié accomplie au niveau de nos ligues et de nos comités. J’ai essayé de restructurer nos organes déconcentrés, faire en sorte qu’ils soient associés à la politique fédérale, qu’ils agissent sur le terrain. Il y a eu des succès, des ligues ou des comités qui ont démontré leur vitalité. D’autres, trop nombreux, qui végètent par manque de dirigeants ou parce que les dirigeants en place devraient passer la main. Mais cela viendra rapidement. Je vois arriver de jeunes dirigeants pétris de qualités. Les successions se feront naturellement. J’en suis convaincu.

Et puis j’aurais aimé faire beaucoup plus au niveau des médias. Mais c’est un monde très difficile d’accès où il faut démontrer que l’on pèse au niveau populaire, au niveau national pour avoir droit de cité. Mais là aussi je suis certain que les choses changeront.

L’échec de TOULOUSE en Super League. Une autre déception car c’était une étape importante pour notre progression. Mais TOULOUSE y arrivera. La rénovation du Stade des Minimes est en bonne voie. Je suis confiant.

Les tensions enfin qui ont pu parfois apparaître avec les Dragons Catalans mais qui étaient inévitables. Je devais avant tout défendre l’intérêt général de tous les clubs pas que l’intérêt particulier d’un seul, fût-il le plus représentatif de tous. Mais le dialogue a toujours existé même s’il n’a pas toujours été facile et les relations ont toujours été franches. C’est ce qui compte à mes yeux.

Et tous ces projets que vous ne mènerez pas à terme, verront-ils le jour ?

Pourquoi ne le verraient-ils pas ? Je vous l’ai déjà dit, notre force est avant tout collective. Ce sont nos projets, notre sérieux, notre crédibilité qui nous permettront de continuer à avancer. Bien sûr, la personnalité du président joue un rôle important, mais il n’y a pas que cela, et heureusement ! Ce n’est pas parce que je ne me représente pas que nous devons tout arrêter. Ne plus rien faire ces derniers mois aurait été une faute que je ne me serai pas pardonné moi qui ai toujours voulu agir, chercher des solutions, tenter des choses. Je l’ai dit, depuis plusieurs mois, nous travaillons à la création d’un centre national du rugby à XIII avec le soutien d’une municipalité qui a envie de nous accompagner. J’entends bien mettre à profit les mois qui nous séparent des élections fédérales pour continuer à faire avancer ce dossier sans prendre d’engagement ferme comme il se doit. Il y a aussi cette équipe des U20 pour une intégration en Super League sur laquelle nous travaillons également. En faire une priorité fédérale et en assumer la gestion pour qu’elle appartienne à tous les clubs. Il y a également ce Super 13 à l’horizon 2014 pour notre élite. Nous y travaillons avec Luc DAYAN et j’entends bien mettre les bouchées doubles pour laisser un beau cadeau d’adieu à tous nos clubs. Les choses avancent vite, peut-être plus vite que prévu et j’espère que nous allons pouvoir concrétiser ce projet très rapidement. Nous nous étions fixés avec Luc DAYAN septembre 2012 comme date butoir afin de savoir si nous pourrions faire ou ne pas faire. Je vais donc m’y consacrer sans relâche et ce n’est pas parce qu’au mois de novembre prochain je ne serai plus président qu’il me faut tout stopper en attendant. Contrairement à ce qu’a pu vouloir croire un ancien DTN qui aime toujours à être désagréable, il n’y a pas de démission de ma part. Et puis il y a le choix du futur sélectionneur. Nous continuons à réfléchir sur les options qui s’offrent à nous. Un projet global pour notre haut niveau qu’il faut continuer à construire. D’ici là, je suis reconnaissant à Aurélien COLOGNI d’avoir assuré cet intérim et j’espère bien qu’il acceptera de poursuivre cette mission jusqu’au prochain tournoi européen d’octobre et novembre 2012 au cours duquel la France affrontera le Pays de Galles et l’Angleterre.

Voilà, la vie continue et le rugby à XIII a certainement de beaux jours devant lui. En tout cas, j’aurai tout essayé pour cela. Et puis je le répète, si je ne peux plus le servir comme président, j’aime toujours passionnément mon sport et je répondrai toujours présent pour l’aider, si je le peux et si on me le demande, mais autrement.

Président, pour finir, quels sont vos souvenirs les plus marquants de ces huit dernières années ?

C’est impossible à résumer. Je dirai simplement que j’ai rencontré des personnes hors du commun. Des gens humbles, prêts à se battre et à servir au premier coup de canon. Des gens fidèles, sincères avec lesquels j’ai partagé des moments d’amitié dans la plus grande simplicité. J’ai aimé ces moments de rassemblement où planait ce sentiment de bonheur partagé, où tout le monde riait, aimait la vie. J’ai adoré ces instants furtifs que je partageais avec mon ami Hervé GUIRAUD, avec ces regards que l’on s’échangeait tous les deux en nous disant que la famille treiziste était heureuse. Nous étions alors heureux nous aussi. Comme notre plus belle récompense.

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