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Sara Pastor : A nous les Tigresses !

On peut n’être âgée que de 18 ans, ne faire valoir qu’un an et demi de rugby derrière soi, et déjà avoir tout d’une grande.

C’est le cas de Sara Pastor, nouvelle pépite des Déesses, qui affronteront les Tigresses de Castleford, le must de la Super League, le lundi 22 avril à 15h15 au stade Gilbert-Brutus de Perpignan.

Il est vrai que le rugby, chez les Pastor, est une affaire de famille.

Ou plutôt d’hommes, mais à XV. Pierre, le père, a été champion de France avec Torreilles, et joué également à l’ESCBAC, un autre club des Pyrénées-Orientales. Loïc, le frère, évolue actuellement comme trois-quarts centre, au SCA Rivesaltes.

Sara, dont la mère, Marie-Laure, est une ancienne handballeuse, a pour sa part choisie le XIII.

“Je jouais depuis longtemps au basket, quand j’ai découvert ce sport en seconde, au lycée Maillol de Perpignan”, raconte la demi-de-mêlée des Déesses.

Lesquelles se félicitent, aujourd’hui, de posséder un tel joyau en leur sein, comme le précise Cyril Torrès, entraîneur comblé par le parcours de ses protégées, cette saison : “Sara fait partie des jeunes joueuses nous ayant rejoint depuis peu, et qui apportent un nouveau souffle au groupe. Elle est forcément encore peu expérimentée, mais ne refuse surtout pas les responsabilités qu’on lui donne”.

Et l’intéressée ne fuit pas davantage les questions. La preuve.

Sara, comment aborde-t-on un pareil évènement ?

“Nous éprouvions un peu de crainte, au départ, lorsqu’on nous a annoncé la tenue de ce match, car le niveau de la Super League anglaise est évidemment différent de celui de l’Elite française, mais aujourd’hui nous sommes prêtes à tour donner”.

Considérez-vous comme un honneur le fait d’évoluer à Brutus, en ouverture de Dragons – Castleford ?

“Bien sûr, car nous cherchons à être mieux reconnues, médiatiquement parlant. Et il s’agira d’un sérieux coup de projecteur sur notre club et notre sport”.

Pourquoi la victoire a-t-elle été longue à se dessiner, dimanche à Villeurbanne, contre les Lionnes ?

“Nous n’étions effectivement pas dans le match, au début. Probablement avions-nous encore dans les jambes les six heures de bus, car nous avons commis des fautes inhabituelles. Mais au fur et à mesure que le temps passait, nous sommes montées en puissance, et le dernier quart d’heure a été magnifique”.

Avez-vous déjà inscrit un essai, cette saison ?

“Oui, voici deux semaines, contre le XIII Provençal. J’ai réceptionné une passe de Leila Bessahli, sur l’extérieur gauche. J’avais une adversaire face à moi, et ai réussi à passer”.

Comment, à seulement 18 ans, parvient-on à occuper un poste aussi important que le vôtre ?

“C’est une responsabilité à assumer, compte tenu de mon manque de métier, car je dois placer les avants sur le terrain, et savoir à quel moment propice solliciter l’autre joueuse de la charnière. C’est pourquoi la communication est si importante”.

Quel rôle jouent auprès de vous les leaders de l’équipe ?

“Elisa Akpa, Leila Bessahli, Ophélie Coll, Fanny Ramos, Audrey Candido, laquelle a effectué son retour de blessure, dimanche à Villeurbanne, sont précieuses. Elles me donnent envie de toujours avancer. Sans leur présence, nous ne serions pas les mêmes”.

L’équipe de France constitue-t-elle pour vous un objectif ?

“C’est sûr ! J’ai déjà eu le plaisir d’être sélectionnée, cette année, au sein de Pays Catalan-Hérault, lors de la Coupe des Provinces. C’est un bon début”.

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