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XIII du Président : Yes YESA !

Crédit Richard Photographe

Il sera à n’en pas douter une des principales attractions du match de vendredi entre le XIII du Président et les Dragons Catalans. Et pas seulement en raison du fait qu’il a déployé tout son savoir faire, dimanche à Baho, où il a inscrit un essai, manquant d’un souffle d’en marquer deux autres.

Valentin Yesa avait d’abord confirmé, lors de la campagne automnale de 2017, tout le bien que l’on pensait de lui : un joueur agile pour son poids, techniquement fiable, et naturellement costaud.

Avec son profil qui n’est pas sans rappeler celui du pilier du SO Avignon et du XIII Catalan du début des années quatre-vingt, Bernard Ragonnet, comme d’un autre provençal, l’international Yves Viloni, qui s’illustra à l’orée des années quatre-vingt dix.

Casty plutôt que Tomkins

Plus près de nous, on peut lui trouver une ressemblance avec Rémi Casty à ses débuts, avec un soupçon de surcharge pondérale mais une force de pénétration sortant de l’ordinaire.

Casty, justement, cela lui parle, à Valentin.

Crédit Richard Photographe

Si vous lui demandez si ce sera un honneur pour lui d’affronter vendredi Sam Tomkins, il vous répondra tout de go, comme il l’a fait dimanche au stade Michel-Bardes à l’issue du choc contre Limoux : “Oui et non. Je suis plutôt admiratif des avants français des Dragons, en particulier Rémi et Julian Bousquet”.

Alors, après “Yes papa !”, “Yes Yesa ?”

On verra ça vendredi, dans un match que le Toulousain de Limoux prévoit “très dur”.

“Car les Dragons sortent d’une grosse préparation physique, et qu’en plus de leurs avants internationaux, ils miseront sur Tony Gigot, qui va très vite”.

“Il nous faudra donc produire plus d’efforts que ceux auxquels nous sommes habitués en Elite, où les petites fautes passent davantage inaperçues”.

Car Valentin, qui avait dimanche à Baho les membres de la famille Pélissier, au complet ou presque, comme ardents supporters, a pu mesurer, en octobre dernier à Leigh, face à James Graham et aux jumeaux Burgess, combien était difficile l’approche du très haut niveau.

Vendredi, il aura à ses côtés les deux Bastien, Canet et Escamilla, comme face à l’Angleterre, et en face Jason Baitieri, Benjamin Jullien, Mickaël Goudemand et Alrix Da Costa, ses coéquipiers en Bleu, ce jour-là.

Sur la dynamique de Serbie

Ce n’est donc pas une mince affaire qui attend le XIII du Président, mais Valentin voit le bon côté de la chose : “Ce sera l’occasion pour nous, joueurs d’Elite, de confirmer la dynamique sur laquelle nous étions installés, en Serbie (ndlr : avec Charles Bouzinac, Jordan Flovie, Mathieu Khedimi,  Thomas Lasvenes, Thibaud Margalet, Romain Pourret, Benjamin Vergniol), et pour certains d’entre nous plus tard, lors de l’Euro”.

Lui, en tout cas, se sent prêt. “A Baho, il s’agissait pour moi d’un match de reprise, suite à ma déchirure de l’adducteur gauche, et tout s’est bien déroulé. J’ai quitté le banc de touche pour une heure de jeu, et n’ai pas ressenti la moindre douleur”.

L’occasion aussi, pour lui, de rendre hommage à son adversaire du jour : “Les Geckos nous ont compliqué la tâche, avec leurs quelques joueurs du niveau Elite 1, que j’avais rencontré par le passé, ou avec lesquels j’avais joué dans les rangs de Aude Cathare. Au bout d’une heure, le score était d’ailleurs de 14-14, et heureusement nous avons ensuite pris physiquement le dessus, alors que notre plan de jeu a plutôt bien fonctionné”.

Il est vrai qu’avec Valentin comme tête de gondole, Limoux ne risquait pas grand-chose.

Ce sera une autre paire de manche, vendredi, même si la qualité ne manque pas, au sein des joueurs “suivis”.

Allez, “Yes Yesa !”

Cette fois, Alrix Da Costa sera son adversaire.
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