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Bosc et Casty évoquent les Kiwis avant Angleterre – NZ

Deux anciens joueurs historiques du XIII de France, Thomas Bosc et Rémi Casty, ne manqueront probablement pas les trois tests qui opposeront Anglais et Néo-Zélandais, les 27 octobre, 4 et 11 novembre, en direct sur la chaîne L’Equipe.

Séquence souvenirs.

“Je les avais affronté pour la première fois le 17 novembre 2007 au stade Jean-Bouin, à Paris (ndlr : défaite des Bleus 14-22), et le troisième de leurs quatre essais, signé Thomas Leuluai, avait fait pencher la balance en leur faveur, alors que jusque-là nous étions devant au score, Eric Anselme et Cyril Stacul ayant au préalable franchi leur ligne d’en but”, se souvient Rémi Casty.

Thomas Bosc

“Sonny Bill Williams était dans les tribunes, et en face de moi sur la pelouse se trouvait Fuifui Moimoi. Les Néo-Zélandais revenaient d’une tournée en Angleterre, et peut-être étaient-ils quelque peu relâchés. Mais en tout cas nous les avions accrochés, grâce à une grosse performance de notre part”.

Mannering, le meilleur de tous

Et de poursuivre : “Ils ont toujours été physiques, agressifs, mais ils jouent aussi beaucoup, d’où un assez grand nombre de déchets, de leur part. Une indiscipline qui leur a souvent coûté cher, alors qu’ils possèdent autant de talent que les Australiens. Dans les rangs des Roosters, j’ai apprécié de jouer aux côtés de Shaun Kenny-Dowall, un garçon agréable à côtoyer en dehors du terrain, et qui est toujours en équipe nationale, actuellement. C’est un joueur difficile à plaquer, parce que grand, dur, et doté d’excellents appuis. Il faisait partie, à l’époque, d’une nouvelle génération d’ailiers ayant débuté très jeunes en sélection. Je me souviens en outre avoir joué, avec les Bleus comme en NRL, contre Sam Rapira, qui vient de quitter le TO. Un gros travailleur, performant dans les tâches obscures, pourtant pas le plus grand ni le plus solide, mais le meilleur de tous était Simon Mannering, désormais retraité. Un “Monsieur”, d’une longévité exemplaire, capitaine plus tard, en 2013, à Avignon (ndlr : victoire des Kiwis 48-0). Un joueur d’une grande sportivité, attentif à chaque détail. Il avait, lui, le profil australien, car il commettait très peu d’erreurs. Un leader naturel, par la parole et son attitude, en match”.

“On sort lessivés”

En 2007 à Paris, Thomas Bosc, lui aussi, portait la tunique tricolore.

“Nous avions rivalisé, peut-être nous avaient-ils pris de haut. Sur le papier, pourtant, à la lecture de la composition des équipes, il n’y avait pas photo, n’empêche que nous avions eu la possibilité de les battre. Mais, comme souvent hélas, nous avions fait le maximum, et perdu à l’arrivée. Il nous manque toujours ce petit plus qui fait la différence. Contre l’Angleterre, c’est d’ailleurs la même chose, on sort lessivés au bout des quatre-vingt minutes et on ne gagne pas”.

Et Tom de se projeter six ans plus tard, en Coupe du monde cette fois : “A Avignon, en tant que demi, jamais encore je n’avais subi une telle pression défensive de la part d’un adversaire. Plus encore que face aux Anglais. En défense, ils nous étouffaient, nous empêchant de nous exprimer. Avec l’Australie, au moins, c’est plus propre, plus carré, on touche là à la perfection, avec un minimum de plaquages ratés. Les Kiwis, c’est plus de folie avec le ballon, ce qui génère logiquement plus de fautes. Les Kangourous ont des demis excellents en défense, ils ne t’offrent que très peu de munitions. Leur jeu est moins spectaculaire que celui des Néo-Zélandais, mais ils sont ultra-rapides et ont une technique hors norme”.

“L’idéal serait de posséder 40 joueurs au niveau”

Et “Bosco” de se pencher sur le XIII de France, avant la Coupe d’Europe qui débute samedi à Carcassonne : “Pour espérer jouer les Kiwis, ils nous aurait fallu disposer de davantage de joueurs. Or, c’est compliqué, pour ceux de Super League, d’enchaîner championnat et matchs internationaux, car l’indispensable fraîcheur, physique et mentale, leur fait défaut. Cela dit, je pense que nous possédons les éléments en mesure de convaincre, lors de l’Euro. Car le TO, qui sort d’une remarquable saison, fournit d’excellent joueurs aux Bleus. En Elite aussi, il y a de la qualité, mais ils ont besoin d’être préparés à des rencontres plus difficiles que celles auxquelles ils sont habitués en championnat de France. Le programme de préparation mis en place va dès lors dans le bon sens. C’est une bonne chose de les tester contre ces pays européens. Bien sûr, l’idéal consisterait à posséder 40 joueurs sous la main pour se permettre d’affronter, en plus, les nations majeures. J’estime qu’à terme on est capable de les trouver, si les joueurs non professionnels redoublent d’efforts pour devenir réellement compétitifs au plus haut niveau”

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