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Didier Meynard encore sous le choc

Durant sa longue carrière d’entraîneur, il a eu sous sa coupe des joueurs qui l’ont profondément marqué. “A Baho, lors de ma première saison, Béranger Cologni, au Soler, Jo Bruzy, à Toulouges, en Elite 1, associé à Guy Laforgue, le pilier australien Troy Perkins, à Saint-Estève (ndlr : successivement en charge des cadets, juniors, et Espoirs), Thomas Bosc et Greg Mounis, à l’UTC, Jacques Pacull, au Barcarès, Didier Cabestany”, se souvient le coach des Geckos depuis déjà dix ans, et qui ira désormais peut-être voir ailleurs.

“Tout dépendra si le nouveau projet que je compte mettre en place se concrétise, dans le cas contraire je n’arrêterai pas le rugby, j’aime trop cela”, explique ce passionné de la première heure.

“Je n’ai pas reçu de propositions d’autres clubs de XIII (ndlr : du moins pas encore ?), mais de XV, oui”, souligne encore Didier Meynard, un chercheur qui s’appuie sur sa longue expérience et son amour du jeu bien construit. Celui qui a inexplicablement fait défaut aux Geckos, le mois dernier en demi-finale du championnat.

Ce qu’il a vécu comme un véritable traumatisme.

Entretien.

Avez-vous digéré le cuisant échec contre Villegailhenc-Aragon ?

“Non. Je suis aujourd’hui encore toujours en colère, non pas d’avoir perdu, car dans un match il faut un vainqueur et un perdant, mais du fait que nous n’avons rien tenté en matière de jeu. Nous n’avons rien créé de ce qui avait été mis préalablement en place. Lors des cinq semaines ayant précédé la demie, à chaque entraînement nous avions travaillé sur la vidéo. Et le jour J, on a fait tout le contraire”.

Ressentez-vous cette élimination comme un échec personnel ?

“Forcément, puisque le jeu que je préconisais n’a pas été mis en application sur le terrain”.

Cela ne remet toutefois pas en cause l’excellent travail réalisé depuis dix ans…

“Non, car nous avons effectué une belle saison, mais sortir comme cela de la compétition… Depuis dix ans, justement, ce fut notre plus mauvais match”.

Qu’est-ce que possède le VARL et que n’a pas Baho ?

“Des joueurs étrangers pesant chacun plus de 100 kilos, qui font mal à l’impact, et sont dotés d’une grande expérience. Plus d’autres excellentes individualités, comme Quentin Nicol et Guillaume Reffle”.

Sera-ce difficile, demain, de dénicher un autre William Paillès, si d’aventure il décidait de raccrocher ?

“Il suffirait de changer de système de jeu. Il est depuis sept ou huit ans à Baho, c’est la tête pensante de l’équipe, le leader de jeu, et en son absence il nous était impossible  si tard dans la saison, de changer radicalement de plan de jeu”.

De quoi êtes-vous fier, après toutes ces années passées à Baho ?

“Il y a dix ans, nous avions dix-sept joueurs sous la main. Et aujourd’hui, le club est le premier de France en nombre de licences. Toutes les catégories d’âge sont représentées, cette année les minimes et les cadets se sont qualifiés pour les finales, les juniors sont toujours en course en championnat. Depuis le début, les seniors ont toujours atteint au moins les demi-finales. Tout cela est la récompense d’un gros travail”.

Quels sont les juniors bahotencs les plus prometteurs ?

“Romain Maury (ndlr : frère cadet de l’ancien international junior, Quentin) est très fort. Il a le sens du jeu, possède une belle technique, et il défend bien. C’est un troisième ligne capable également d’opérer au centre ou comme demi. On peut ajouter l’arrière Clément Tène et le centre Jordan Routya, de même que Fabio Rinciari, un pilier première année junior”.

Avez-vous été surpris par l’élimination de Villefranche-Aveyron en demi-finale ?

“Autant entre nous et Villegailhenc c’était du 50/50, autant je voyais les Aveyronnais passer sans problème. Ce qui n’enlève évidemment rien au mérite de Lescure, un club présent depuis des années aux avant-postes”.

Les trois joueurs adverses qui vous ont le plus impressionné, cette saison ?

“Jérôme Fabre, de Villefranche, son coéquipier Morgan Carensac, fin technicien quoique manquant de gabarit, et Quentin Nicol, du VARL”.

Article extrait du magazine “Planete XIII” de juin (N°10 et 56 pages de rugby à XIII)

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