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Elias a choisi son camp: Au cœur des Bleus (Part 12)

En juin dernier, lorsque John Elias a réuni, à Pia, quelques-uns de ses anciens protégés salanquais, dont Patrick Noguera, Sébastien Terrado, Mathieu Julia, Florian Chaubet, David Romero, Pascal Fages, il a replongé dans des souvenirs qui, dit-il, “ne s’effaceront jamais de ma mémoire”.

Car le plus francophile des Australo-Libanais a passé deux saisons comme entraîneur d’une équipe de Baroudeurs qui portaient bien leur nom…

 Mais Elias et la France, ça n’est pas que Pia. C’est aussi, auparavant, comme joueur, le SO Avignon en 1994, le temps de disputer une demi-finale en compagnie notamment du regretté Jacques Guigue, père de Renaud, “le joueur provençal le plus impressionnant de cette période”.

C’est encore Limoux, la saison suivante, “où les deux meilleurs étaient Jean-Luc Delarose et Hadj Boudebza”, se souvient John.

 Lequel n’a qu’à moitié digéré l’échec d’un point (25-24) face au XIII Catalan de Jean-Jacques Cologni, en finale de la Coupe de France Lord Derby, en mai 1997 au stade Albert-Domec de Carcassonne.

Ces jours-ci, en Australie, il côtoie d’autres Guigue, Cologni et Boudebza, avec toujours, chez cet incorrigible extraverti, des claques dans le dos, une voix qui porte, et un sourire large comme ça.

La semaine passée à Narrabeen, Andrew Johns, la légende, avait trouvé “les joueurs français enthousiastes”. Et John acquiesce.

“Ils ne battront ni l’Australie ni l’Angleterre, mais leurs chances sont réelles contre le Liban”, nous expliquait l’ex meneur de jeu des Kangourous et de Newcastle Knights.

“Années mémorables”

Jim Dymock, autre ancien réputé Kangourou parmi les consultants chez les Bleus, lors de la première semaine de préparation, avait lancé au terme d’une séance de plaquages : “Ils sont durs, et ils mettront le courage qu’il faut, le 29 octobre”. John, encore, acquiesce.

La date approche, les tricolores fréquentent, à Canberra, la salle de muscu le matin, le terrain d’entraînement l’après-midi, sensiblement à l’heure du coup d’envoi (18h), dimanche, et les 19 seront annoncés ce mardi. C’est dire si la tension monte, mais pas la pression, dans l’esprit de John Elias le revanchard, boudé par ses frères de sang, et plus que jamais supporter des Bleus.

“Je leur ai trouvé un gros sponsor maillot, Classic Bet, et c’est plus parce que j’ai passé quelques années mémorables en France, que parce que le Liban n’a pas fait appel à mes services de manager, que je suis à bloc derrière eux”, précise le volubile John, persuadé que “la mobilité” des Français portera ses fruits, contre un adversaire davantage réputé pour sa robustesse que pour son ingéniosité.

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Comments (5)

  • Rovira

    Un très bel article qui rend hommage à un entraîneur hors du commun. Deux mémorables années passées à ses côtés avec une équipe et des coéquipiers formidables, ce qui laisse supposer qu’un oubli de sa part dans cet article concernant Bansept et Rovira me paraît absolument impossible !!!! Quid de la raison pour laquelle Rovira / Bansept ne sont même pas mentionnés ?

    23/10/2017 à 14:46
  • Moine Eric

    Oui, très bel article pour ce monsieur que je ne connaissais pas et c’est bien qu’il soit supporter des Bleus, même si il est Australo-Libannais j’espère que Mr John Elias leur portera bonheur ? …..

    23/10/2017 à 15:48
  • Burrou

    Jhon Elias l un des meilleurs entraîneur que pia ils est jamais u

    24/10/2017 à 10:03
  • jfjouffret

    Avignon 1984. pas 94 ?

    24/10/2017 à 19:36
  • Olivier

    Avignon ce serait plutôt en 1984…

    24/10/2017 à 21:31

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