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Le test de Cooper

COOPER DUSTIN LIZ LADOUX 

La DJ et le rugbyman globe-trotter

Avec Dustin Cooper, le deuxième ligne vedette de Pia, vainqueur dimanche de Lézignan, le changement c’est… tout le temps. Car il a déjà frotté ses crampons en Australie, bien sûr, son pays de naissance, mais également aux Etats-Unis, au Japon, et en France, depuis deux ans qu’il défend avec bonheur le maillot salanquais.
“C’est un globe-trotter, mais surtout un deuxième ligne moderne par excellence, à la fois perceur de défense et aimant le contact, sachant en plus sortir le ballon, sans parler de son efficacité, comme en témoigne sa position au classement des marqueurs d’essais”, apprécie son capitaine, Maxime Grésèque.
La ligne d’en but adverse, une fois n’est pas coutume, il ne l’a pas franchi, dimanche dernier face à Lézignan. Ce qui ne l’a pas empêché de répondre présent dans le combat.

“Contre Lézignan, c’était physique”
Un test qu’il attendait depuis longtemps :
“Personne, à Pia, n’avait oublié notre défaite du match aller (20-44), et nous avions à coeur de ne pas tomber deux fois dans les mêmes travers.”
La victoire, cependant, a été longue à se dessiner, ce qui n’était pas fait pour le surprendre : “Nous savions que ce serait difficile, contre un adversaire aussi accrocheur, c’est pourquoi nous nous sommes servis de ce qui s’était passé au stade du Moulin, à l’automne dernier, pour décupler notre motivation avant la rencontre. La rivalité est vive entre les deux équipes, et comme prévu ce fut très physique. Heureusement que nous effectué une bonne entame, et que Ryan Tandy a disputé son meilleur match avec nous depuis son arrivée ici, car ensuite nous avons gâché plusieurs occasion de faire le trou, et ainsi surtout été contraints de contenir les Lézignanais, costauds à l’image de David Fifita.”

En NRL avec Phil Leuluai, Quigley, Dallas Johnson, McFadden, Howe…
Dustin, qui regrette “le manque de discipline” constaté dans les rangs pianencs, dimanche, est en tout cas cette année encore une pièce essentielle du dispositif catalan.
Grâce, outre son incontestable talent, à une expérience glanée en NRL, d’abord à Cronulla sous l’égide de Ricky Stuart, où il fréquenta notamment celui qui plus tard deviendra lézignanais, Phil Leuluai, ensuite à Newcastle sous la houlette de Michael Hagan, où il joua aux côtés de George Carmont, et de Luke Quigley, lequel par la suite évolua aux Dragons Catalans, enfin à Melbourne, avec comme mentor Craig Bellamy, et comme coéquipiers Dallas Johnson, Andrew McFadden, Rodney Howe, que connaissent bien les Dragons.
Mais trois autres continents lui tendaient les bras. “Je n’étais pas suffisamment doué pour aller plus loin que mes 37 matchs en NRL, mais quand je me retourne sur ma carrière, je constate que pendant dix ans j’ai fait le job.”

Au Japon avec Gregan, Cullen, Justin Marshall…
Un job au Japon, avec Toyota Verblitz, de 2009 à 2011. Et le bonheur eu comme partenaires avec les Asia Pacific Barbarians entraînés par David Campese, au Tournoi de rugby à… 10 de Hong Kong précédant le fameux “Seven’s”, George Gregan, Christian Cullen, Justin Marshall, et Orene Ai’i,
“une star du rugby à 7”.
Un job aux USA, lors de l’inter-saison (en France) 2012, participant à la résurrection du XIII de Boston, dernier en 2011, finaliste la saison suivante, avec le bonheur d’avoir rencontré, dans le Massachusett, sa “girl friend” Beth Ladew, mannequin et DJ vedette dans cet état américain, sous le pseudo de Liz Ladoux.
Et un job en France, où il “espère poursuivre sa carrière, l’an prochain.”

“Gallen, Bird, Kimmorley, Johns, Buderus, Slater, Smith, les plus forts”
“J’aime m’imprégner de différentes cultures, de différentes civilisations, et je suis heureux ici, même si Beth doit effectuer quelques séjours aux Etats-Unis, pour son travail”, explique Dustin, qui à 31 ans, vu son état de forme actuel, a encore quelques belles saisons de rugby à offrir.
L’enfant de Murgon, dans le Queensland, qui se destine plus tard à une reconversion professionnelle dans les relations publiques, polyvalent par excellence (il a joué en NRL aussi bien au centre qu’en deuxième ligne, à l’aile ou à l’arrière), place bien sûr ses années en Australie sur la plus haute marche de ses souvenirs rugbystiques : “Mes coéquipiers les plus forts ont été Paul Gallen, Greg Bird, Brett Kimmorley aux Sharks, Andrew Johns, Danny Buderus aux Knights, Billy Slater, Cameron Smith, Jeremy Smith et Rodney Howe aux Storm.”

“Au bon endroit au bon moment”
Mais aujourd’hui, toute son attention est portée sur Pia, une formation au sein de laquelle une lutte amicale l’oppose, au classement des marqueurs d’essais, à Clément Soubeyras, et à son compatriote Ben Shorter.
“J’ai toujours eu la chance, au fil de mes pérégrinations ovales, de me trouver au bon endroit au bon moment, la preuve ici, où nous n’avons concédé qu’une défaite, depuis le coup d’envoi de la saison”, rappelle celui qui va tout mettre en oeuvre pour tenter de soulever le trophée Max-Rousié, au printemps.

Le test de Cooper lors de la finale 2012, s’était révélé négatif. Cette fois, qui sait ?

COOPER DUSTIN BETH LADEW

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